Expérience de la pauvreté
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Expérience de la pauvreté |
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| Indicateur | Données | Note 2026 |
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La situation des gens est moins bonne que l’an dernier
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué être en moins bonne situation financière que l’année précédente. La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
39% | C+ |
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La situation des gens est moins bonne que l’an dernier
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué être en moins bonne situation financière que l’année précédente. La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:39% |
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Note 2026C+ |
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Personnes qui consacrent plus de 30 % de leur revenu au loyer
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué consacrer 30 % ou plus de leur revenu au loyer. La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
42% | F |
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Personnes qui consacrent plus de 30 % de leur revenu au loyer
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué consacrer 30 % ou plus de leur revenu au loyer. La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:42% |
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Note 2026F |
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Personnes ayant de la difficulté à accéder aux soins de santé
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué être « légèrement en désaccord » ou « fortement en désaccord » avec l’énoncé « Je peux accéder aux soins de santé et en bénéficier en tout temps » ET qui ont déclaré que la situation était attribuable à une ou plusieurs des raisons suivantes : « Je ne peux pas m’absenter du travail »; « Je n’ai pas d’assurance maladie »; « Je n’ai pas d’argent pour les médicaments ». La note a obtenu une pondération de 10/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
24% | F |
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Personnes ayant de la difficulté à accéder aux soins de santé
Cette note est fondée sur le pourcentage de répondants qui ont indiqué être « légèrement en désaccord » ou « fortement en désaccord » avec l’énoncé « Je peux accéder aux soins de santé et en bénéficier en tout temps » ET qui ont déclaré que la situation était attribuable à une ou plusieurs des raisons suivantes : « Je ne peux pas m’absenter du travail »; « Je n’ai pas d’assurance maladie »; « Je n’ai pas d’argent pour les médicaments ». La note a obtenu une pondération de 10/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:24% |
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Note 2026F |
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Les bénéficiaires du soutien gouvernemental qui affirment que les taux sont insuffisants pour suivre le coût de la vie
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui ont indiqué qu’elles « reçoivent personnellement une forme quelconque de prestation ou de soutien de sécurité sociale » ET qui ont indiqué que « les niveaux d’aide sociale ne sont pas assez élevés pour suivre la hausse du coût de la vie ». La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
66% | F |
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Les bénéficiaires du soutien gouvernemental qui affirment que les taux sont insuffisants pour suivre le coût de la vie
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui ont indiqué qu’elles « reçoivent personnellement une forme quelconque de prestation ou de soutien de sécurité sociale » ET qui ont indiqué que « les niveaux d’aide sociale ne sont pas assez élevés pour suivre la hausse du coût de la vie ». La note a obtenu une pondération de 25/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:66% |
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Note 2026F |
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Pourcentage du revenu consacré aux coûts fixes au-delà du loyer
Cette note est fondée sur la combinaison des résultats de plusieurs questions portant sur le montant moyen que les personnes dépensent pour les frais fixes comme Internet, le transport, l’épicerie et les services publics. Les montants moyens dépensés ont été convertis en une portion du revenu des personnes gagnant 75 000 $ par année ou moins (dans une fourchette allant du plus faible au plus élevé). Ce nombre correspond à l’extrémité supérieure de la fourchette fournie. La note a obtenu une pondération de 15/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
55,9% | C |
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Pourcentage du revenu consacré aux coûts fixes au-delà du loyer
Cette note est fondée sur la combinaison des résultats de plusieurs questions portant sur le montant moyen que les personnes dépensent pour les frais fixes comme Internet, le transport, l’épicerie et les services publics. Les montants moyens dépensés ont été convertis en une portion du revenu des personnes gagnant 75 000 $ par année ou moins (dans une fourchette allant du plus faible au plus élevé). Ce nombre correspond à l’extrémité supérieure de la fourchette fournie. La note a obtenu une pondération de 15/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:55,9% |
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Note 2026C |
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Note globale D+ |
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Note globale: D+ |
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Le Canada a obtenu un D+ en 2026, principalement en raison d’une forte détérioration des perceptions quant à la suffisance du soutien gouvernemental, combinée à des pressions soutenues sur l’abordabilité.
Abordabilité du logement :
En 2026, 42 % des Canadiens consacraient 30 % ou plus de leur revenu au logement. En 2023, ce chiffre s’élevait à 36 %. Il a bondi à 43,6 % en 2024 et est demeuré àprès de 40 % depuis. Les données suggèrent un choc en matière d’abordabilité suivi d’un enracinement.
Revenu consacré aux coûts fixes autres que le logement :
Les Canadiens ont consacré un peu moins de 56 % de leur revenu aux coûts fixes en 2026. Ce chiffre est essentiellement le même depuis 2023. Les variations d’une année à l’autre ont été minimes, ce qui indique une pression constamment élevée en raison des coûts des produits essentiels.
Accès aux soins de santé :
La proportion de personnes déclarant avoir de la difficulté à accéder aux soins a augmenté de façon constante, passant d’environ 19 % en 2023 à 24 % en 2026.
Situation moins bonne que l’an dernier :
À l’échelle nationale, la proportion de personnes affirmant être dans une moins bonne situation que l’an dernier est passée d’environ 43 % en 2023 à 44 % en 2024, avant de baisser à 39 % en 2026. Cela indique une certaine atténuation des difficultés perçues, mais les niveaux demeurent élevés.
Adéquation des mesures de soutien gouvernementales :
C’est le changement le plus clair et le plus préoccupant. La proportion de personnes qui reçoivent un soutien gouvernemental et qui le jugent inadéquat a fortement augmenté, passant de 45,9 % en 2023 à 65 % en 2025, et augmentant de nouveau à 66 % en 2026. Il s’agit d’une détérioration soutenue et importante qui indique une croissance rapide des besoins non satisfaits et une baisse de la confiance dans les systèmes de soutien du revenu à l’échelle nationale.
Le Canada a obtenu un D+ en 2026, principalement en raison d’une forte détérioration des perceptions quant à la suffisance du soutien gouvernemental, combinée à des pressions soutenues sur l’abordabilité.
Abordabilité du logement :
En 2026, 42 % des Canadiens consacraient 30 % ou plus de leur revenu au logement. En 2023, ce chiffre s’élevait à 36 %. Il a bondi à 43,6 % en 2024 et est demeuré àprès de 40 % depuis. Les données suggèrent un choc en matière d’abordabilité suivi d’un enracinement.
Revenu consacré aux coûts fixes autres que le logement :
Les Canadiens ont consacré un peu moins de 56 % de leur revenu aux coûts fixes en 2026. Ce chiffre est essentiellement le même depuis 2023. Les variations d’une année à l’autre ont été minimes, ce qui indique une pression constamment élevée en raison des coûts des produits essentiels.
Accès aux soins de santé :
La proportion de personnes déclarant avoir de la difficulté à accéder aux soins a augmenté de façon constante, passant d’environ 19 % en 2023 à 24 % en 2026.
Situation moins bonne que l’an dernier :
À l’échelle nationale, la proportion de personnes affirmant être dans une moins bonne situation que l’an dernier est passée d’environ 43 % en 2023 à 44 % en 2024, avant de baisser à 39 % en 2026. Cela indique une certaine atténuation des difficultés perçues, mais les niveaux demeurent élevés.
Adéquation des mesures de soutien gouvernementales :
C’est le changement le plus clair et le plus préoccupant. La proportion de personnes qui reçoivent un soutien gouvernemental et qui le jugent inadéquat a fortement augmenté, passant de 45,9 % en 2023 à 65 % en 2025, et augmentant de nouveau à 66 % en 2026. Il s’agit d’une détérioration soutenue et importante qui indique une croissance rapide des besoins non satisfaits et une baisse de la confiance dans les systèmes de soutien du revenu à l’échelle nationale.
Mesures de la pauvreté
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Mesures de la pauvreté |
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|---|---|---|
| Indicateur | Données | Note 2026 |
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Taux de pauvreté (MPC)
Le taux de pauvreté (MPC) est fondé sur les données du tableau de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2024 de Statistique Canada qui présente des statistiques sur la pauvreté et le faible revenu en fonction de certaines caractéristiques démographiques. La note pour cet indicateur a reçu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
11,1% | F |
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Taux de pauvreté (MPC)
Le taux de pauvreté (MPC) est fondé sur les données du tableau de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2024 de Statistique Canada qui présente des statistiques sur la pauvreté et le faible revenu en fonction de certaines caractéristiques démographiques. La note pour cet indicateur a reçu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:11,1% |
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Note 2026F |
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Taux de chômage
Cette note est fondée sur les caractéristiques de la population active par province de Statistique Canada, rajustées sur une base mensuelle. Ces données datent de mars 2026. La note pour cet indicateur a reçu une pondération de 20/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
6,7% | F |
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Taux de chômage
Cette note est fondée sur les caractéristiques de la population active par province de Statistique Canada, rajustées sur une base mensuelle. Ces données datent de mars 2026. La note pour cet indicateur a reçu une pondération de 20/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:6,7% |
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Note 2026F |
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Taux d’insécurité alimentaire
Cette note est fondée sur la combinaison des taux d’insécurité alimentaire marginaux, modérés et considérables pour toutes les personnes en 2022 selon les données de l’Enquête canadienne sur le revenu (ECR) (2023) de Statistique Canada. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
24% | F |
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Taux d’insécurité alimentaire
Cette note est fondée sur la combinaison des taux d’insécurité alimentaire marginaux, modérés et considérables pour toutes les personnes en 2022 selon les données de l’Enquête canadienne sur le revenu (ECR) (2023) de Statistique Canada. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:24% |
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Note 2026F |
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Note globale F |
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Note globale: F |
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Le Canada a obtenu une note globale de F dans la section sur les mesures de la pauvreté. Le Québec a obtenu la note provinciale la plus élevée (C), tandis que le tableau national reflète un faible rendement global pour l’ensemble des indicateurs, sans signe d’amélioration notable au cours des dernières années.
Taux de pauvreté :
Selon les plus récentes données disponibles (à partir de 2024), le taux de pauvreté national est de 11,1 %, ce qui reflète une augmentation marquée par rapport au taux de référence de 7,4 % de 2023. Le Québec enregistre le taux de pauvreté le plus bas parmi les provinces, à 7 %, tandis que le Nunavut enregistre le taux le plus élevé au pays, à 31,7 %.
Aide sociale en pourcentage du seuil de pauvreté :
À l’échelle nationale, les données sur l’aide sociale en pourcentage du seuil de pauvreté ne sont pas disponibles sous la forme d’un chiffre unique comparable. Parmi les provinces, l’Île-du-Prince-Édouard affiche les meilleurs résultats à ce chapitre, ses prestations couvrant 64,4 % du seuil de pauvreté, tandis que la Nouvelle-Écosse enregistre les plus faibles résultats avec seulement 30,9 %.
Aide aux personnes handicapées en pourcentage du seuil de pauvreté :
À l’instar de l’aide sociale, il n’existe pas de chiffre national unique pour l’aide aux personnes handicapées en pourcentage du seuil de pauvreté. Parmi les provinces, Terre-Neuve-et-Labrador arrive en tête pour cet indicateur, à 74,1 %, tandis que l’Alberta enregistre le taux le plus bas, à 38,7 %.
Taux de chômage :
Le taux de chômage national au Canada est de 6,7 %, en hausse par rapport au taux de 5 % enregistré en 2023. La Saskatchewan a le taux de chômage provincial le plus bas, à 5 %, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador enregistre le taux le plus élevé parmi les provinces, à 9,5 %.
Insécurité alimentaire :
Selon les plus récentes données disponibles (à partir de 2025), 24 % des personnes au Canada vivent dans des ménages en situation d’insécurité alimentaire, un chiffre profondément troublant qui représente près d’une Canadienne ou un Canadien sur quatre. Le Québec enregistre le taux provincial le plus bas, à 18 %, tandis que le Nunavut enregistre un taux alarmant de 56,4 %.
Le Canada a obtenu une note globale de F dans la section sur les mesures de la pauvreté. Le Québec a obtenu la note provinciale la plus élevée (C), tandis que le tableau national reflète un faible rendement global pour l’ensemble des indicateurs, sans signe d’amélioration notable au cours des dernières années.
Taux de pauvreté :
Selon les plus récentes données disponibles (à partir de 2024), le taux de pauvreté national est de 11,1 %, ce qui reflète une augmentation marquée par rapport au taux de référence de 7,4 % de 2023. Le Québec enregistre le taux de pauvreté le plus bas parmi les provinces, à 7 %, tandis que le Nunavut enregistre le taux le plus élevé au pays, à 31,7 %.
Aide sociale en pourcentage du seuil de pauvreté :
À l’échelle nationale, les données sur l’aide sociale en pourcentage du seuil de pauvreté ne sont pas disponibles sous la forme d’un chiffre unique comparable. Parmi les provinces, l’Île-du-Prince-Édouard affiche les meilleurs résultats à ce chapitre, ses prestations couvrant 64,4 % du seuil de pauvreté, tandis que la Nouvelle-Écosse enregistre les plus faibles résultats avec seulement 30,9 %.
Aide aux personnes handicapées en pourcentage du seuil de pauvreté :
À l’instar de l’aide sociale, il n’existe pas de chiffre national unique pour l’aide aux personnes handicapées en pourcentage du seuil de pauvreté. Parmi les provinces, Terre-Neuve-et-Labrador arrive en tête pour cet indicateur, à 74,1 %, tandis que l’Alberta enregistre le taux le plus bas, à 38,7 %.
Taux de chômage :
Le taux de chômage national au Canada est de 6,7 %, en hausse par rapport au taux de 5 % enregistré en 2023. La Saskatchewan a le taux de chômage provincial le plus bas, à 5 %, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador enregistre le taux le plus élevé parmi les provinces, à 9,5 %.
Insécurité alimentaire :
Selon les plus récentes données disponibles (à partir de 2025), 24 % des personnes au Canada vivent dans des ménages en situation d’insécurité alimentaire, un chiffre profondément troublant qui représente près d’une Canadienne ou un Canadien sur quatre. Le Québec enregistre le taux provincial le plus bas, à 18 %, tandis que le Nunavut enregistre un taux alarmant de 56,4 %.
Indice de défavorisation matérielle
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Indice de défavorisation matérielle |
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|---|---|---|
| Indicateur | Données | Note 2026 |
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Niveau de vie inadéquat
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui n’étaient pas en mesure de se payer 2 articles ou plus parmi une liste d’articles jugés nécessaires à un niveau de vie adéquat. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
28% | B- |
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Niveau de vie inadéquat
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui n’étaient pas en mesure de se payer 2 articles ou plus parmi une liste d’articles jugés nécessaires à un niveau de vie adéquat. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 40/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:28% |
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Note 2026B- |
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Niveau de vie gravement inadéquat
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui n’étaient pas en mesure de se payer 3 articles ou plus parmi une liste d’articles jugés nécessaires à un niveau de vie adéquat. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 60/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
19% | B- |
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Niveau de vie gravement inadéquat
Cette note est fondée sur le pourcentage de personnes qui n’étaient pas en mesure de se payer 3 articles ou plus parmi une liste d’articles jugés nécessaires à un niveau de vie adéquat. La note pour cet indicateur a obtenu une pondération de 60/100. Les notes ont été déterminées à l’aide d’une échelle de notation comparant toutes les provinces (voir la section sur la méthodologie pour plus de détails). |
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Données:19% |
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Note 2026B- |
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Note globale B- |
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Note globale: B- |
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Le Canada a obtenu un B− pour la privation matérielle en 2026.
Cette note représente une amélioration par rapport au C+ obtenu en 2025 et reflète une tendance nationale positive continue.
La privation grave a légèrement diminué à 19 %, et la privation modérée s’est stabilisée à 28 %. Les données suggèrent que les difficultés les plus graves se sont atténuées et que les privations globales ne s’aggravent pas. À l’échelle du pays, les niveaux de privation matérielle se sont stabilisés en 2026, mais ils demeurent élevés. La privation matérielle a considérablement diminué au Manitoba et au Québec, mais a fortement augmenté en Nouvelle-Écosse.
Dans l’ensemble, les résultats nationaux en matière de privation matérielle indiquent des progrès modestes entre 2024 et 2025, mais peu de changement au cours des 12 derniers mois. Cela indique que la privation matérielle persiste.
Le Canada a obtenu un B− pour la privation matérielle en 2026.
Cette note représente une amélioration par rapport au C+ obtenu en 2025 et reflète une tendance nationale positive continue.
La privation grave a légèrement diminué à 19 %, et la privation modérée s’est stabilisée à 28 %. Les données suggèrent que les difficultés les plus graves se sont atténuées et que les privations globales ne s’aggravent pas. À l’échelle du pays, les niveaux de privation matérielle se sont stabilisés en 2026, mais ils demeurent élevés. La privation matérielle a considérablement diminué au Manitoba et au Québec, mais a fortement augmenté en Nouvelle-Écosse.
Dans l’ensemble, les résultats nationaux en matière de privation matérielle indiquent des progrès modestes entre 2024 et 2025, mais peu de changement au cours des 12 derniers mois. Cela indique que la privation matérielle persiste.
Progrès législatifs
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Progrès législatifs |
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|---|---|---|
| Indicateur | Données | Note 2026 |
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Progrès législatifs
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C |
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Progrès législatifs
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Données: |
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Note 2026C |
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Note globale C |
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Note globale: C |
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Abordabilité et coût de la vie
- Mise en place de mesures visant à réduire les coûts financiers du quotidien, notamment un plafond à 10 $ des frais d’insuffisance de fonds, qui auparavant pouvaient atteindre 50 $, l’amélioration des comptes bancaires à faible coût ou sans frais, ainsi qu’un accès plus rapide aux fonds déposés. Ces changements devraient bénéficier aux ménages vivant de paie en paie.
- Réduction du taux marginal d’imposition sur le revenu des particuliers le plus bas, passant de 15 % à 14 %, à compter de juillet 2025. Cette mesure devrait profiter à près de 22 millions de Canadiens. La plus grande part de l’allègement fiscal devrait être accordée aux contribuables des tranches d’imposition inférieures.
- Annonce de l’ Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, une recommandation politique clé de Banques alimentaires Canada, un programme quinquennal de 12,4 milliards de dollars qui fournira jusqu’à 950 $ pour les personnes seules et 1 890 $ pour les familles de quatre personnes par année, par l’entremise du système fiscal. Douze millions de Canadiens à faible revenu devraient bénéficier de ce programme.
- Renouvellement du financement du Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt pendant trois ans. Ce programme a permis de produire plus d’un million de déclarations de revenus l’an dernier et d’améliorer l’accès aux prestations pour les ménages à faible revenu.
- Annonce de 20 millions de dollars pour aider les banques alimentaires et les organismes communautaires à offrir davantage d’aliments plus nutritifs.
- Engagement de 216,6 millions de dollars par année pour rendre permanent le Programme national d’alimentation scolaire. Chaque année, 400 000 enfants de plus devraient en bénéficier.
Offre de logements et infrastructures
- Lancement de l’agence Maisons Canada, avec un engagement de 13 milliards de dollars pour construire 4 millions de logements d’ici 2031. Toutefois, une importante pénurie de main-d’œuvre qualifiée — estimée à 309 000 travailleurs d’ici 2030 — pourrait nuire à la réalisation de cet objectif.
- Avancement d’une série d’ententes fédérales-provinciales et municipales pour accélérer l’offre de logements, notamment en Ontario, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Nunavut et à Ottawa. Ces ententes devraient soutenir la construction d’au moins 7 480 nouveaux logements, incluant des logements abordables et communautaires, financés par plus de 1,3 milliard de dollars provenant du gouvernement fédéral et de partenariats.
- Élimination de la TPS pour les acheteurs d’une première habitation sur les habitations neuves d’une valeur maximale de 1 million de dollars, avec un allègement partiel pour les maisons coûtant jusqu’à 1,5 million de dollars.
- Expansion de l’accès à Internet haute vitesse grâce à des partenariats avec l’Alberta, la Saskatchewan et le Nunavut, atteignant environ 96 000 ménages supplémentaires et améliorant l’accès aux services essentiels et à la participation économique.
- Signature de prolongations de partenariats en matière d'éducation à la petite enfance et de garde d'enfants avec la Saskatchewan et la Colombie-Britannique jusqu’en 2030-2031, ainsi que des prolongations d’un an avec l’Ontario et l’Alberta. (Voir ici la liste complète des prolongations de programmes.)
Sécurité du revenu
- Mise en œuvre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées (PCPH), qui offrira jusqu’à 2 400 $ par année aux personnes handicapées admissibles à faible revenu âgées de 18 à 64 ans. Il s’agit d’une nouvelle mesure fédérale importante de soutien du revenu, bien que des préoccupations subsistent concernant les critères d’admissibilité et le niveau de soutien.
- Augmentation de l’Allocation canadienne pour enfants d’environ 200 $ par année, avec des prestations maximales atteignant 7 997 $ pour les enfants de moins de 6 ans et 6 748 $ pour ceux âgés de 6 à 17 ans.
- Hausse du salaire minimum fédéral à 18,15 $ l’heure, en vigueur à partir du 1er avril 2026, avec indexation maintenue à l’inflation.
- Début de la mise en œuvre de la production automatique des déclarations de revenus pour les Canadiens à faible revenu. Cette initiative devrait toucher 5,5 millions de personnes et améliorer l’accès aux prestations telles que l’ACE et le crédit pour la TPS/TVH.
Soutien au marché du travail et à l’emploi
- Prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi (AE) et du programme de Travail partagé jusqu’en octobre 2026, offrant un soutien continu aux travailleurs touchés par les perturbations économiques. Cependant, aucune réforme structurelle permanente n’a été introduite.
- Investissements dans l’emploi des jeunes, incluant jusqu’à 27 millions de dollars sur deux ans pour le Programme d’emploi et de compétences des jeunes (PECJ) afin de soutenir l’entrée dans le secteur agricole et agroalimentaire, ainsi que 26,1 millions de dollars pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) visant à améliorer l’accès à l’emploi et le développement des compétences des jeunes.
- Instauration de mesures de soutien ciblées pour les secteurs d’emploi touchés par les droits de douane. Ces mesures de soutien comprennent des partenariats avec la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, l’Ontario et le Québec pour offrir de la formation financée, du soutien à la rétention d’emplois pour les travailleurs touchés par les tarifs, ainsi qu’une stratégie élargie pour soutenir les travailleurs de l’automobile, incluant la requalification et l’aide à l’emploi pour jusqu’à 66 000 travailleurs.
Nord et peuples autochtones
- Engagement pouvant atteindre 480 millions de dollars pour construire 750 logements au Nunavut (250 M$ par Maisons Canada; 230 M$ par le gouvernement du Nunavut). Une partie de ces logements sera réalisée par des organismes dirigés par des Inuits, ce qui favorisera l’autodétermination.
- Annonce de près de 1,4 milliard de dollars pour renforcer la santé, le bien-être et les soutiens sociaux des peuples autochtones, y compris le financement de programmes pour les Autochtones en milieu urbain et des services de soutien à la vie autonome pour les personnes à faible revenu vivant dans les réserves.
- Prolongation du principe de Jordan et de l’initiative : Les enfants inuits d’abord jusqu’en 2027, maintenant un financement essentiel pour les services destinés aux enfants des Premières Nations et des Inuits. Bien qu’il s’agisse d’une avancée positive, ces mesures ne sont pas permanentes.
- Annonce de 30 millions de dollars supplémentaires pour répondre aux besoins actuels de la contribution de Nutrition Nord Canada, ainsi que de 6,3 millions de dollars supplémentaires pour le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées.
- Annonce d’investissements majeurs dans les infrastructures de transport et d’énergie afin de renforcer la connectivité, la sécurité énergétique et le développement économique dans le Nord, notamment : 100 millions de dollars pour l’autoroute de la vallée du Mackenzie reliant Yellowknife à Inuvik; le projet de route et de port de Grays Bay et le corridor économique et de sécurité de l’Arctique pour relier le Nunavut au réseau routier national et à un port en eau profonde dans l’Arctique; l’expansion hydroélectrique de Taltson, qui doublera la capacité hydroélectrique dans les Territoires du Nord-Ouest; et le projet hydroélectrique Iqaluit Nukkiksautiit, premier projet hydroélectrique détenu par des Inuits au Nunavut, fournissant une énergie fiable et sans émissions.
- Annonce de plus de 1,75 million de dollars par l’entremise de l’Agence canadienne de développement économique du Nord pour soutenir des projets de sécurité alimentaire dirigés par les communautés dans les Territoires du Nord-Ouest.
Le Canada a obtenu un C pour les progrès législatifs réalisés cette année. Le gouvernement fédéral a présenté une série de mesures visant à améliorer l’abordabilité et à renforcer les soutiens du revenu, notamment l’allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, des bonifications à l’Allocation canadienne pour enfants, la mise en œuvre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et la pérennisation du Programme national d’alimentation scolaire. D’autres changements, comme la production automatique des déclarations de revenus pour les ménages à faible revenu et l’élargissement de l’accès aux services bancaires à faible coût, visent également à réduire les obstacles financiers du quotidien.
Cependant, ces mesures demeurent insuffisantes par rapport à l’ampleur des besoins. Bien que l’allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels représente un nouveau transfert important, sa conception globale et son ampleur sont plus limitées que ce qui avait été envisagé initialement, ce qui réduit sa capacité à diminuer de façon significative l’insécurité alimentaire. De même, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées constitue une avancée importante, mais son admissibilité demeure liée au crédit d’impôt pour personnes handicapées, ce qui exclut de nombreuses personnes handicapées à faible revenu parmi les plus à risque de vivre dans la pauvreté.
Les mesures de soutien au marché du travail demeurent une lacune importante. Bien que les mesures temporaires de l’assurance-emploi aient été prolongées, aucune réforme structurelle n’a été mise en place pour corriger les lacunes persistantes en matière d’accès et d’admissibilité, particulièrement pour les jeunes travailleurs et les travailleurs occupant des emplois atypiques. Les lacunes dans l’accès à l’assurance-emploi limitent non seulement la stabilité des revenus, mais aussi l’accès à d’autres mesures de soutien à l’emploi et à la formation.
Les pressions liées à l’abordabilité du logement demeurent également importantes. Les investissements fédéraux visant à accroître l’offre de logements, notamment par l’entremise de Maisons Canada, représentent un engagement important en faveur d’une expansion à long terme, mais les logements prennent du temps à construire. L’incertitude entourant certaines mesures temporaires d’abordabilité, y compris l’Allocation canadienne pour le logement, suscite des préoccupations pour les ménages confrontés à des coûts de logement élevés.
La région la plus prometteuse demeure le Nord. Les investissements fédéraux dans le logement, les infrastructures et la connectivité représentent un changement potentiellement important dans le soutien à long terme offert aux communautés nordiques et éloignées. Ces investissements pourraient améliorer les conditions de vie s’ils sont conçus et mis en œuvre en partenariat avec les dirigeants autochtones et communautaires.
Parallèlement, les principaux programmes fédéraux visant à lutter contre l’insécurité alimentaire demeurent incertains et en transition. Les réformes de Nutrition Nord Canada sont toujours attendues, tandis que des changements récents apportés à l’initiative : Les enfants inuits d’abord ont créé de l’incertitude et réduit l’accès aux soutiens alimentaires. Cette incertitude complique la planification pour les communautés et met en évidence les limites des approches temporaires et fragmentaires pour répondre aux enjeux systémiques.
Dans l’ensemble, le gouvernement fédéral a réalisé des progrès importants, mais des lacunes subsistent. Il existe des possibilités de renforcer l’adéquation et l’accessibilité des mesures de soutien du revenu, de mettre en œuvre une réforme significative de l’assurance-emploi et de s’assurer que les investissements majeurs se traduisent par une réduction durable de la pauvreté.
Abordabilité et coût de la vie
- Mise en place de mesures visant à réduire les coûts financiers du quotidien, notamment un plafond à 10 $ des frais d’insuffisance de fonds, qui auparavant pouvaient atteindre 50 $, l’amélioration des comptes bancaires à faible coût ou sans frais, ainsi qu’un accès plus rapide aux fonds déposés. Ces changements devraient bénéficier aux ménages vivant de paie en paie.
- Réduction du taux marginal d’imposition sur le revenu des particuliers le plus bas, passant de 15 % à 14 %, à compter de juillet 2025. Cette mesure devrait profiter à près de 22 millions de Canadiens. La plus grande part de l’allègement fiscal devrait être accordée aux contribuables des tranches d’imposition inférieures.
- Annonce de l’ Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, une recommandation politique clé de Banques alimentaires Canada, un programme quinquennal de 12,4 milliards de dollars qui fournira jusqu’à 950 $ pour les personnes seules et 1 890 $ pour les familles de quatre personnes par année, par l’entremise du système fiscal. Douze millions de Canadiens à faible revenu devraient bénéficier de ce programme.
- Renouvellement du financement du Programme communautaire des bénévoles en matière d’impôt pendant trois ans. Ce programme a permis de produire plus d’un million de déclarations de revenus l’an dernier et d’améliorer l’accès aux prestations pour les ménages à faible revenu.
- Annonce de 20 millions de dollars pour aider les banques alimentaires et les organismes communautaires à offrir davantage d’aliments plus nutritifs.
- Engagement de 216,6 millions de dollars par année pour rendre permanent le Programme national d’alimentation scolaire. Chaque année, 400 000 enfants de plus devraient en bénéficier.
Offre de logements et infrastructures
- Lancement de l’agence Maisons Canada, avec un engagement de 13 milliards de dollars pour construire 4 millions de logements d’ici 2031. Toutefois, une importante pénurie de main-d’œuvre qualifiée — estimée à 309 000 travailleurs d’ici 2030 — pourrait nuire à la réalisation de cet objectif.
- Avancement d’une série d’ententes fédérales-provinciales et municipales pour accélérer l’offre de logements, notamment en Ontario, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Nunavut et à Ottawa. Ces ententes devraient soutenir la construction d’au moins 7 480 nouveaux logements, incluant des logements abordables et communautaires, financés par plus de 1,3 milliard de dollars provenant du gouvernement fédéral et de partenariats.
- Élimination de la TPS pour les acheteurs d’une première habitation sur les habitations neuves d’une valeur maximale de 1 million de dollars, avec un allègement partiel pour les maisons coûtant jusqu’à 1,5 million de dollars.
- Expansion de l’accès à Internet haute vitesse grâce à des partenariats avec l’Alberta, la Saskatchewan et le Nunavut, atteignant environ 96 000 ménages supplémentaires et améliorant l’accès aux services essentiels et à la participation économique.
- Signature de prolongations de partenariats en matière d'éducation à la petite enfance et de garde d'enfants avec la Saskatchewan et la Colombie-Britannique jusqu’en 2030-2031, ainsi que des prolongations d’un an avec l’Ontario et l’Alberta. (Voir ici la liste complète des prolongations de programmes.)
Sécurité du revenu
- Mise en œuvre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées (PCPH), qui offrira jusqu’à 2 400 $ par année aux personnes handicapées admissibles à faible revenu âgées de 18 à 64 ans. Il s’agit d’une nouvelle mesure fédérale importante de soutien du revenu, bien que des préoccupations subsistent concernant les critères d’admissibilité et le niveau de soutien.
- Augmentation de l’Allocation canadienne pour enfants d’environ 200 $ par année, avec des prestations maximales atteignant 7 997 $ pour les enfants de moins de 6 ans et 6 748 $ pour ceux âgés de 6 à 17 ans.
- Hausse du salaire minimum fédéral à 18,15 $ l’heure, en vigueur à partir du 1er avril 2026, avec indexation maintenue à l’inflation.
- Début de la mise en œuvre de la production automatique des déclarations de revenus pour les Canadiens à faible revenu. Cette initiative devrait toucher 5,5 millions de personnes et améliorer l’accès aux prestations telles que l’ACE et le crédit pour la TPS/TVH.
Soutien au marché du travail et à l’emploi
- Prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi (AE) et du programme de Travail partagé jusqu’en octobre 2026, offrant un soutien continu aux travailleurs touchés par les perturbations économiques. Cependant, aucune réforme structurelle permanente n’a été introduite.
- Investissements dans l’emploi des jeunes, incluant jusqu’à 27 millions de dollars sur deux ans pour le Programme d’emploi et de compétences des jeunes (PECJ) afin de soutenir l’entrée dans le secteur agricole et agroalimentaire, ainsi que 26,1 millions de dollars pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) visant à améliorer l’accès à l’emploi et le développement des compétences des jeunes.
- Instauration de mesures de soutien ciblées pour les secteurs d’emploi touchés par les droits de douane. Ces mesures de soutien comprennent des partenariats avec la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, l’Ontario et le Québec pour offrir de la formation financée, du soutien à la rétention d’emplois pour les travailleurs touchés par les tarifs, ainsi qu’une stratégie élargie pour soutenir les travailleurs de l’automobile, incluant la requalification et l’aide à l’emploi pour jusqu’à 66 000 travailleurs.
Nord et peuples autochtones
- Engagement pouvant atteindre 480 millions de dollars pour construire 750 logements au Nunavut (250 M$ par Maisons Canada; 230 M$ par le gouvernement du Nunavut). Une partie de ces logements sera réalisée par des organismes dirigés par des Inuits, ce qui favorisera l’autodétermination.
- Annonce de près de 1,4 milliard de dollars pour renforcer la santé, le bien-être et les soutiens sociaux des peuples autochtones, y compris le financement de programmes pour les Autochtones en milieu urbain et des services de soutien à la vie autonome pour les personnes à faible revenu vivant dans les réserves.
- Prolongation du principe de Jordan et de l’initiative : Les enfants inuits d’abord jusqu’en 2027, maintenant un financement essentiel pour les services destinés aux enfants des Premières Nations et des Inuits. Bien qu’il s’agisse d’une avancée positive, ces mesures ne sont pas permanentes.
- Annonce de 30 millions de dollars supplémentaires pour répondre aux besoins actuels de la contribution de Nutrition Nord Canada, ainsi que de 6,3 millions de dollars supplémentaires pour le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées.
- Annonce d’investissements majeurs dans les infrastructures de transport et d’énergie afin de renforcer la connectivité, la sécurité énergétique et le développement économique dans le Nord, notamment : 100 millions de dollars pour l’autoroute de la vallée du Mackenzie reliant Yellowknife à Inuvik; le projet de route et de port de Grays Bay et le corridor économique et de sécurité de l’Arctique pour relier le Nunavut au réseau routier national et à un port en eau profonde dans l’Arctique; l’expansion hydroélectrique de Taltson, qui doublera la capacité hydroélectrique dans les Territoires du Nord-Ouest; et le projet hydroélectrique Iqaluit Nukkiksautiit, premier projet hydroélectrique détenu par des Inuits au Nunavut, fournissant une énergie fiable et sans émissions.
- Annonce de plus de 1,75 million de dollars par l’entremise de l’Agence canadienne de développement économique du Nord pour soutenir des projets de sécurité alimentaire dirigés par les communautés dans les Territoires du Nord-Ouest.
Le Canada a obtenu un C pour les progrès législatifs réalisés cette année. Le gouvernement fédéral a présenté une série de mesures visant à améliorer l’abordabilité et à renforcer les soutiens du revenu, notamment l’allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, des bonifications à l’Allocation canadienne pour enfants, la mise en œuvre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et la pérennisation du Programme national d’alimentation scolaire. D’autres changements, comme la production automatique des déclarations de revenus pour les ménages à faible revenu et l’élargissement de l’accès aux services bancaires à faible coût, visent également à réduire les obstacles financiers du quotidien.
Cependant, ces mesures demeurent insuffisantes par rapport à l’ampleur des besoins. Bien que l’allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels représente un nouveau transfert important, sa conception globale et son ampleur sont plus limitées que ce qui avait été envisagé initialement, ce qui réduit sa capacité à diminuer de façon significative l’insécurité alimentaire. De même, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées constitue une avancée importante, mais son admissibilité demeure liée au crédit d’impôt pour personnes handicapées, ce qui exclut de nombreuses personnes handicapées à faible revenu parmi les plus à risque de vivre dans la pauvreté.
Les mesures de soutien au marché du travail demeurent une lacune importante. Bien que les mesures temporaires de l’assurance-emploi aient été prolongées, aucune réforme structurelle n’a été mise en place pour corriger les lacunes persistantes en matière d’accès et d’admissibilité, particulièrement pour les jeunes travailleurs et les travailleurs occupant des emplois atypiques. Les lacunes dans l’accès à l’assurance-emploi limitent non seulement la stabilité des revenus, mais aussi l’accès à d’autres mesures de soutien à l’emploi et à la formation.
Les pressions liées à l’abordabilité du logement demeurent également importantes. Les investissements fédéraux visant à accroître l’offre de logements, notamment par l’entremise de Maisons Canada, représentent un engagement important en faveur d’une expansion à long terme, mais les logements prennent du temps à construire. L’incertitude entourant certaines mesures temporaires d’abordabilité, y compris l’Allocation canadienne pour le logement, suscite des préoccupations pour les ménages confrontés à des coûts de logement élevés.
La région la plus prometteuse demeure le Nord. Les investissements fédéraux dans le logement, les infrastructures et la connectivité représentent un changement potentiellement important dans le soutien à long terme offert aux communautés nordiques et éloignées. Ces investissements pourraient améliorer les conditions de vie s’ils sont conçus et mis en œuvre en partenariat avec les dirigeants autochtones et communautaires.
Parallèlement, les principaux programmes fédéraux visant à lutter contre l’insécurité alimentaire demeurent incertains et en transition. Les réformes de Nutrition Nord Canada sont toujours attendues, tandis que des changements récents apportés à l’initiative : Les enfants inuits d’abord ont créé de l’incertitude et réduit l’accès aux soutiens alimentaires. Cette incertitude complique la planification pour les communautés et met en évidence les limites des approches temporaires et fragmentaires pour répondre aux enjeux systémiques.
Dans l’ensemble, le gouvernement fédéral a réalisé des progrès importants, mais des lacunes subsistent. Il existe des possibilités de renforcer l’adéquation et l’accessibilité des mesures de soutien du revenu, de mettre en œuvre une réforme significative de l’assurance-emploi et de s’assurer que les investissements majeurs se traduisent par une réduction durable de la pauvreté.
Contexte politique et orientation politique
Le Canada a atteint un point d’inflexion. Les pressions qui façonnent la crise actuelle de l’abordabilité ne sont plus épisodiques ou limitées à des chocs particuliers. Elles sont le résultat de changements structurels plus profonds dans la manière dont les revenus, le logement et le travail interagissent dans l’économie canadienne. Les perturbations mondiales ont intensifié les pressions, mais elles ne sont pas à l’origine de celles-ci. Bien avant les chocs inflationnistes et la volatilité de la chaîne d’approvisionnement, des éléments fondamentaux des systèmes sociaux et économiques du Canada montraient déjà des signes de déclin. La volatilité récente a révélé à quel point ces systèmes ont pris du retard par rapport aux besoins actuels.
Depuis 2021, les coûts de l’alimentation et du logement ont augmenté de 30 %, soit bien plus que la croissance des salaires. Par ailleurs, la nature même du travail est devenue moins stable. Le taux de chômage global s’est stabilisé au-dessus de 6 % à l’échelle nationale, après une augmentation soutenue au cours des deux dernières années. Le chômage des jeunes a atteint 13,8 % en mars 2026, un sommet inégalé depuis la Grande Récession. On compte aujourd’hui près de trois personnes sans emploi pour chaque poste vacant, ce qui indique clairement que le marché du travail actuel est de plus en plus difficile à pénétrer et à parcourir. La stabilité de l’emploi s’érode même pour les personnes qui travaillent : un client des banques alimentaires sur cinq occupe un emploi, et beaucoup d’entre eux travaillent à temps plein. Le travail n’est plus une garantie fiable pour assurer la sécurité économique, ni même une protection contre l’insécurité alimentaire.
Les pressions exercées révèlent des faiblesses de longue date dans l’architecture canadienne de soutien du revenu. L’assurance-emploi a été conçue pour répondre aux besoins d’un marché du travail qui n’existe plus. Trop de travailleurs, notamment les plus jeunes et ceux qui occupent des emplois atypiques ou précaires, sont incapables d’accéder aux prestations lorsqu’ils perdent tout ou partie de leurs revenus.
Les mesures prises par les gouvernements se sont révélées insuffisantes pour s’attaquer à la dynamique sous-jacente. Le gouvernement fédéral a introduit une série de mesures d’abordabilité visant à réduire la pression financière immédiate sur les ménages, mais ces interventions restent limitées par rapport à l’ampleur des besoins. La prestation canadienne pour les personnes handicapées, bien qu’elle constitue un progrès politique important, demeure limitée par les règles d’admissibilité liées au crédit d’impôt pour personnes handicapées, ce qui exclut une part importante des personnes en situation de handicap qui ont de faibles revenus et qui vivent en situation de pauvreté. De même, si l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels apporte une aide importante à court terme, son incidence globale est insuffisante pour combler l’écart entre le revenu et les dépenses de base pour les ménages soumis à une pression constante en matière d’abordabilité.
La politique sur le logement demeure un pilier central des mesures prises par le gouvernement fédéral, avec comme point d’ancrage l’initiative Maisons Canada et les investissements connexes qui marquent un virage vers l’expansion directe de l’offre, grâce à des objectifs de construction à grande échelle. Ces efforts sont soutenus par des accords bilatéraux avec les provinces, les municipalités et les partenaires autochtones, ainsi que par des mesures comme l’allègement de la TPS pour les acheteurs d’une première maison nouvellement construite. Cependant, les contraintes de mise en œuvre, notamment la pénurie (bien documentée) de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la construction, limitent le rythme auquel ces engagements peuvent être réalisés, ce qui crée un fossé entre les ambitions relatives à l’offre et les résultats à court terme en matière d’abordabilité.
Par ailleurs, le cadre économique et politique général du Canada connaît d’importantes mutations géopolitiques et structurelles. La renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), par exemple, reflète un recalibrage élargi des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, qui s’accompagne d’efforts délibérés pour diversifier les partenariats commerciaux internationaux. Ces stratégies visent à réduire la vulnérabilité économique, mais elles introduisent également une incertitude à court terme.
La politique de défense et de sécurité occupe une place de plus en plus importante dans la planification fédérale. Le Canada augmente considérablement ses investissements en matière de défense pour faire face à un environnement de sécurité mondial plus instable, consacrant une proportion croissante des fonds à l’infrastructure et à la souveraineté dans le Nord, ainsi qu’à la présence dans l’Arctique. Ces investissements sont souvent considérés comme étant à double usage, destinés à soutenir à la fois la sécurité nationale et le développement économique dans les régions éloignées. Les projets d’infrastructure dans le Nord sont de plus en plus considérés comme des actifs stratégiques qui relient les objectifs de souveraineté à l’amélioration à long terme du niveau de vie des communautés nordiques, qui affichent les taux d’insécurité alimentaire les plus élevés au pays. Si le gouvernement veut atteindre les résultats souhaités, il devra établir des partenariats significatifs et travailler en collaboration avec les responsables autochtones et communautaires.
Ces décisions et ces circonstances surviennent dans un contexte mondial marqué par une instabilité persistante des marchés de l’énergie, des engrais et des denrées alimentaires. Les perturbations dues aux conflits continuent d’affecter les chaînes d’approvisionnement mondiales et contribuent à la volatilité des prix des denrées alimentaires et de l’énergie au Canada. Ces pressions extérieures interagissent avec des systèmes nationaux déjà limités et amplifient les problèmes d’abordabilité. En conséquence, l’environnement politique du Canada est de plus en plus défini par la nécessité de gérer simultanément les faiblesses structurelles intérieures et la volatilité extérieure qui se chevauchent.
L’incidence de cette situation se fait surtout sentir au sein des ménages, en particulier auprès de ceux qui composent depuis des années avec des budgets restreints et des marges de manœuvre financières limitées. La volatilité est surtout visible dans l’insécurité alimentaire, où la hausse des coûts a plongé un nombre croissant de ménages en situation de crise : un ménage sur quatre souffre aujourd’hui d’insécurité alimentaire. Le recours aux banques alimentaires a plus que doublé depuis 2019, ce qui reflète non seulement des difficultés graves, mais aussi l’existence d’un bassin de plus en plus large de ménages qui risquent de basculer de l’instabilité à l’effondrement.
Dans l’ensemble, le paysage politique canadien se caractérise davantage par une adaptation progressive des structures existantes que par une transformation du système. Les pressions liées à l’abordabilité sont clairement reconnues et les mesures de soutien ciblées se développent de manière importantes, mais ces dernières demeurent trop peu adaptées à l’ampleur et à la persistance des besoins. Sans une réforme structurelle de la sécurité des revenus, de l’abordabilité du logement et des systèmes de protection du marché du travail, il est peu probable que les interventions actuelles réduisent de manière significative l’insécurité alimentaire ou compensent la pression que subissent les ménages.
Recommandations politiques
Soutien des travailleurs
Entreprendre une réforme permanente de l’assurance-emploi pour une main-d’œuvre moderne
En matière de stabilité, la nature même du travail a changé aujourd’hui. L’incertitude mondiale, les tarifs douaniers et le chômage élevé et persistant exposent les faiblesses de longue date du système canadien de soutien au revenu. Même avant ces récentes pressions, l’assurance-emploi (AE) ne convenait pas pour une part croissante de travailleurs.
Le programme d’assurance-emploi du Canada a été conçu pour un marché du travail d’après-guerre caractérisé par des emplois stables à temps plein auprès d’un seul employeur. Ce modèle ne reflète plus la façon dont le travail est organisé. Au fil du temps, le marché du travail a évolué vers le travail à temps partiel, temporaire et contractuel, mais la conception de base de l’assurance-emploi est demeurée essentiellement inchangée. Par conséquent, le programme couvre maintenant une proportion réduite de travailleurs et est de plus en plus hors de portée pour les personnes qui occupent des emplois plus précaires, ce qui a des répercussions disproportionnées sur les jeunes, les personnes handicapées et les Canadiens racisés.
Au centre de ce décalage se trouve le système d’admissibilité. L’accès est lié à l’accumulation d’un nombre déterminé d’heures assurables au cours d’une période donnée, avec des seuils qui varient selon la région. du monde du travail. Les heures irrégulières, les emplois multiples, le travail contractuel et les transitions fréquentes entre emploi et inactivité rendent l’admissibilité difficile, même pour les personnes qui participent régulièrement au marché du travail. Il en résulte un système qui fonctionne bien pour un segment restreint de travailleurs, mais qui en exclut beaucoup d’autres qui sont confrontés à une grande instabilité en matière de revenus.
Le Canada a besoin d’une assurance-emploi moderne pour la main-d’œuvre d’aujourd’hui. Les réformes devraient notamment permettre :
- D’élargir l’accès en établissant un seuil national uniforme d’admissibilité de 420 heures et en instaurant un modèle hybride d’heures et de semaines pour mieux tenir compte des horaires de travail à temps partiel, saisonniers et irréguliers;
- D’inclure les travailleurs atypiques au moyen d’une approche à deux volets : renforcer l’application de la loi pour remédier aux erreurs de classification des travailleurs afin qu’un plus grand nombre d'entre eux soient correctement traités comme des employés, et créer un parcours clair basé sur les cotisations pour permettre aux travailleurs véritablement autonomes ainsi qu'aux personnes travaillant à la demande d'avoir accès à l’assurance-emploi;
- D’améliorer la suffisance des prestations en instaurant un seuil minimal de prestations hebdomadaires d’au moins 450 $ et en augmentant le taux de remplacement au-dessus du taux actuel de 55 %, en veillant à ce que les prestations reflètent mieux le coût de la vie et empêchent les pertes soudaines de revenues de mener à la pauvreté;
- De protéger l’accès aux prestations tout au long des événements de la vie en créant un volet distinct de l’assurance-emploi pour les proches aidants et les personnes malades, en veillant à ce que l’accès à ces mesures de soutien ne réduise ni l’admissibilité ni la durée des prestations de chômage;
- De faciliter les transitions en matière d’emploi
- En instaurant un deuxième volet de soutien de l’assurance-emploi pour les personnes qui épuisent leurs prestations sans obtenir d’emploi, ce qui prolongerait l’accès aux mesures de soutien du revenu et de l’emploi jusqu’à une année supplémentaire. Ce volet devrait s'accompagner de services de formation et de jumelage d'emploi améliorés;
- Parallèlement, en élargissant les parcours d’admissibilité des jeunes travailleurs et en comptabilisant le temps consacré aux études, à la formation, aux programmes d’apprentissage et aux programmes de service nationaux reconnus en vue de l’admissibilité à l’assurance-emploi, afin d’assurer une transition harmonieuse entre les études et le marché du travail.
Doubler l’Allocation canadienne pour les travailleurs
Près d’un client sur cinq (19 %) des banques alimentaires occupe un emploi, une statistique qui s’ajoute aux preuves démontrant que l’emploi n’est plus une protection contre l’insécurité alimentaire. L’Allocation canadienne pour les travailleurs est conçue pour encourager l’entrée sur le marché du travail en augmentant le montant de l’allocation à chaque dollar gagné, jusqu’à un montant maximal. Toutefois, le montant du crédit d’impôt et le seuil d’admissibilité limitent l’incidence de la prestation. L’ACT est progressivement éliminée à un taux de 15 % de chaque dollar de revenu net ajusté supérieur aux seuils de 26 855 $ pour les personnes seules sans personnes à charge et de 30 639 $ pour les familles en 2025, ce qui se situe en dessous du seuil de pauvreté dans toutes les provinces et toutes les administrations. Le crédit remboursable est égal à 27 % de chaque dollar de revenu gagné supérieur à 3 000 $, jusqu’à concurrence de 1 633 $ pour les personnes seules sans personnes à charge, et de 2 813 $ pour les familles (couples et familles monoparentales) en 2025.
Banques alimentaires Canada recommande de doubler le montant maximal de la prestation et d’augmenter le seuil de revenu pour atteindre au moins le seuil de pauvreté, afin d’encourager la participation au marché du travail tout en améliorant le revenu des gens.
Politique sur le revenu
Éliminer les obstacles et simplifier l’accès au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH)
Le crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) est une condition d’accès à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées (PCPH) et à au moins une douzaine d’autres programmes, ce qui en fait la principale porte d’entrée vers les prestations fédérales d’invalidité. Toutefois, cela reflète un problème fondamental de conception : le CIPH est un crédit d’impôt non remboursable créé à des fins d’équité fiscale et non de soutien du revenu, mais il est maintenant au centre du système canadien de réduction de la pauvreté des personnes handicapées.
Par conséquent, l’accès aux mesures de soutien est limité dès le départ. Statistique Canada estime que seulement 14,6 % des personnes en situation de handicap sont admissibles au crédit d’impôt pour personnes handicapées, ce qui laisse la majorité sans accès aux prestations qu’il procure. Les chercheurs, les défenseurs et les personnes en situation de handicap ont longtemps soulevé des préoccupations au sujet de la complexité et de l’inaccessibilité du CIPH, au sein d’un système de soutien élargi qui demeure fragmenté entre les programmes fédéraux, provinciaux et territoriaux. La mise à jour économique du printemps 2026 indique que le gouvernement fédéral reconnaît la nécessité d’une réforme du CIPH; toutefois, les réformes ne vont pas assez loin. Bien que la PCPH soit une étape importante, elle demeure insuffisante, ce qui fait de l’accès équitable au CIPH un premier obstacle essentiel à surmonter.
Les réformes devraient comprendre les mesures suivantes :
1. Moderniser la définition du handicap et permettre un accès automatique
- Remplacer la définition restrictive du handicap du CIPH par une définition plus large, harmonisée avec les cadres provinciaux et territoriaux de l’invalidité.
- Accorder l’admissibilité automatique au CIPH aux personnes qui reçoivent de l’aide sociale liée à une invalidité.
- Établir des mécanismes fédéraux, provinciaux et territoriaux de partage de données pour permettre l’admissibilité et l’inscription automatiques aux prestations d’invalidité fédérales une fois l’admissibilité établie par l’entremise des systèmes provinciaux ou territoriaux.
2. Revoir les modalités d'accès, les processus et les services de soutien
- Remplacer la demande actuelle par un formulaire en langage simple conçu conjointement avec les personnes en situation de handicap, afin de réduire le recours aux documents à remplir par des professionnels de la santé.
- Rembourser entièrement les médecins qui remplissent les demandes de CIPH afin d’éliminer les obstacles financiers.
- Réduire les réévaluations inutiles pour les personnes ayant une incapacité permanente ou à long terme grâce à des critères plus clairs et plus cohérents.
- Renforcer les mesures de soutien à l'orientation pour assurer un accès équitable à l’échelle des programmes fédéraux, provinciaux et territoriaux.
Entreprendre une étude parlementaire fédérale sur la suffisance de l’aide sociale au Canada
L’aide sociale est une responsabilité provinciale et territoriale, mais son insuffisance est devenue une préoccupation nationale en matière de politiques publiques. Dans toutes les provinces et tous les territoires, les prestations d’aide sociale n’ont pas suivi le rythme du coût de la vie, de sorte qu’il est impossible pour les bénéficiaires de répondre aux besoins de base dans n’importe quelle région du pays. La proportion de répondants déclarant que l’aide sociale est insuffisante pour faire face au coût de la vie est passée de 45,9 % en 2023 à 66 % en 2026, ce qui représente la plus forte détérioration parmi tous les indicateurs. Dans le contexte des pressions continues sur l’abordabilité, cet écart augmente le risque de pauvreté profonde, d’instabilité du logement et d’itinérance.
Bien que la prestation soit provinciale ou territoriale, les conséquences sont nationales. L’aide sociale inadéquate est un facteur majeur d’insécurité alimentaire et de pauvreté enracinée au Canada. Sans amélioration significative, la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire à l’échelle du pays ne sera pas réalisable.
Nous recommandons que le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) de la Chambre des communes, conjointement avec le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie, entreprenne une étude fédérale sur les systèmes provinciaux et territoriaux d’aide sociale et de soutien du revenu dans les réserves. Cette étude devrait évaluer la suffisance par rapport au coût de la vie, cerner les lacunes en matière de soutien et examiner le rôle des transferts fédéraux – y compris le Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux – dans la mise en place d’un soutien du revenu adéquat dans les provinces et territoires.
Abordabilité
Établir un accord national sur le logement.
Avec l’échéance prochaine des versements de transfert dans le cadre de la Stratégie nationale sur le logement, le gouvernement fédéral doit renouveler et accroître ses investissements dans le logement abordable. Ces investissements devraient être ancrés dans la création d’un accord national sur le logement qui fournit une vision commune des investissements fédéraux et provinciaux coordonnés pour lutter contre l’itinérance chronique, à mettre en place des prestations de logement transférables pour les personnes inscrites sur une liste d’attente pour obtenir un logement abordable, à réduire les impôts sur la construction de nouveaux logements et à accélérer la mise en œuvre de la plateforme de Maisons Canada pour aider à accroître la construction de logements abordables.
Établir des catégories géographiques précises pour Maisons Canada avec des critères définis
Le cadre actuel mentionne collectivités rurales, nordiques, éloignées et autochtones ont un langage vague comme « la taille des projets sera adaptée aux besoins des collectivités ». La taille du portefeuille est décrite comme étant adaptée aux besoins des collectivités, les projets étant potentiellement plus petits dans les collectivités rurales, nordiques ou autochtones, mais il n’y a pas de seuils, de définitions ou de paramètres précis publiés pour ce que cela signifie dans la pratique.
Nous recommandons que Maisons Canada définisse au moins trois volets de politique distincts avec des critères d’admissibilité publiés. Sans ces distinctions, les communautés qui ont le plus besoin d’un soutien adapté n’ont aucune base fiable sur laquelle s’appuyer pour présenter leur candidature.
- Un volet urbain/banlieue (population de 30 000 et plus) appliquerait le cadre standard tel qu’il est rédigé : cibles de densité, répartition selon les taux du marché, modules fabriqués en usine et conception axée sur le transport en commun.
- Un volet pour les petites villes et les régions rurales (de 1 000 à 30 000 habitents) comporterait des exigences de densité assouplies, une admissibilité explicite aux modèles de propriété (le cadre le permet, mais cette disposition est peu visible), des crédits pour l’approvisionnement local et des délais plus longs pour l’état de préparation du projet.
- Un volet pour les régions éloignées/nordiques/autochtones fonctionnerait comme un flux d’admission distinct avec des repères fondamentalement différents : pas d’exigence de démarrer le projet dans les 12 mois, regroupement des infrastructures couvrant les routes, l’eau et l’électricité, reconnaissance des coûts logistiques liés aux déplacements par avion, et processus explicites de co-conception de nation à nation. Il est crucial que ce volet soit explicitement conçu pour s’harmoniser avec les engagements fédéraux en matière d’infrastructure de défense du Nord et de l’Arctique et en tirer parti. L’investissement renouvelé du Canada dans la défense continentale – notamment la modernisation du NORAD, les installations de surveillance dans le Nord et les corridors de réapprovisionnement dans l’Arctique – crée une fenêtre de portée générationnelle pour les infrastructures dans les communautés que ce volet est censé desservir. Maisons Canada devrait établir des mécanismes de coordination officiels avec le ministère de la Défense nationale et Infrastructure Canada pour colocaliser ou séquencer les investissements dans le logement et les infrastructures communautaires parallèlement aux dépenses de défense, en évitant le modèle de construction militaire sans commodités civiles complémentaires.
Revoir l’exigence « prêt à démarrer en 12 mois » pour les collectivités éloignées
L’exigence de Maisons Canada voulant que les terrains soient prêts pour la construction en 12 mois convient aux zones urbaines, mais exclut de fait les communautés éloignées et nordiques, où l’assemblage des terrains, l’entretien et les processus de consultation nécessitent régulièrement de 2 à 5 ans.
Maisons Canada devrait mettre en place un volet « Parcours vers des projets prêts à construire » destiné aux candidates et candidats des régions éloignées, du Nord et des communautés autochtones. Ce volet financerait les travaux de préamémagement, comme la mise en place des services, l’obtention des permis et la conception, en tant que dépenses admissibles distinctes, et non uniquement les travaux de construction. L’entente tripartite existante du Nunavut (qui fait partie d’un pipeline de 7 500 maisons) est un modèle éprouvé qui devrait être officialisé sous forme de modèle reproductible permettant aux communautés d’entrer dans le pipeline de Maisons Canada des années avant qu’elles ne puissent s’y qualifier autrement.
Lutte contre les inégalités systémiques
Combler l’écart du coût de la vie par l’entremise de l'Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels pour le Nord du Canada
Banques alimentaires Canada salue la mise en place de l’allocation pour l’épicerie et les besoins essentiels qui aidera la population du Canada à traverser la crise actuelle de l’abordabilité. En reconnaissance du fait que le coût des aliments et des produits essentiels est beaucoup plus élevé dans le Nord, les seuils d'admissibilité et les montants de cette allocation devraient être élargis pour tenir compte des réalités économiques des ménages vivant dans les communautés nordiques. Pour soutenir ces efforts, le budget de 2026 devrait proposer des options de conception en collaboration avec les intervenants régionaux et les gouvernements territoriaux.
Nous recommandons donc que l’allocation pour l’épicerie et les besoins essentiels comprenne un supplément permanent pour le Nord, indexé à une mesure reconnue du coût de la vie, comme le Panier de provisions nordique ou des repères équivalents de Statistique Canada. La valeur de ce supplément devrait être proportionnelle aux écarts de prix régionaux, de sorte que l’allocation puisse procurer un pouvoir d’achat équivalent partout au Canada, plutôt qu’un paiement uniforme qui offre un pouvoir d’achat insuffisant dans les régions où les coûts sont élevés.
Cet ajustement est nécessaire pour s’assurer que l’allocation pour l’épicerie et les besoins essentiels puisse atteindre son objectif : soutenir de façon significative les ménages confrontés aux pressions financières les plus élevées.
Renforcer le programme Nutrition Nord par le biais d'une réforme communautaire
Banques alimentaires Canada remercie Affaires du Nord Canada d’avoir convoqué le sommet du printemps 2026 intitulé « De la subvention à la souveraineté : construire une économie alimentaire dans le Nord » afin d’examiner le programme Nutrition Nord. En nous appuyant sur les commentaires des partenaires et des communautés du Nord, nous soulignons que la réforme doit être dirigée par les communautés, notamment les communautés autochtones du Nord et les communautés éloignées, qui orienteront la conception, les priorités et la prestation des programmes.
Premièrement, le programme Nutrition Nord doit être adéquatement financé et indexé à l’inflation pour s’assurer que les subventions suivent l’augmentation du coût des aliments et du transport dans les régions éloignées. Sans l’harmonisation avec le coût de la vie, le programme ne peut pas atteindre son objectif fondamental qui est d’améliorer l’accès aux aliments.
Deuxièmement, le programme nécessite des mécanismes de transparence et de responsabilisation plus solides pour faire en sorte que les fonds atteignent les bénéficiaires visés – les ménages en situation d’insécurité alimentaire – plutôt que d’être dilués dans les chaînes d’approvisionnement. Des rapports clairs sur les prix, la distribution et le transfert des subventions sont essentiels pour renforcer la confiance des communautés.
Enfin, nous recommandons d’élargir la portée de Nutrition Nord pour soutenir un système alimentaire nordique plus vaste, y compris des investissements dans la production alimentaire locale, des initiatives alimentaires dirigées par les communautés, comme des banques alimentaires, et le renforcement et le développement du programme de soutien aux chasseurs et aux trappeurs. Cela devrait comprendre l’exploration de mesures de soutien supplémentaires comme les activités de récolte rémunérées et la reconnaissance officielle de l’expertise dans ce domaine, lorsqu’elles sont définies et régies par les communautés elles-mêmes.
Accroître considérablement les investissements dans l’infrastructure communautaire abordable dans le cadre de l’engagement du Canada de consacrer 5 % du PIB à la défense et aux capacités à double usage.
Le gouvernement fédéral a annoncé d’importants investissements initiaux dans les capacités de défense du Canada dans l’Arctique. Il contribue à faire progresser un certain nombre de grands projets dans les territoires, comme l’autoroute de la vallée du Mackenzie et le corridor commercial de Grays Bay. Il pourrait s’agir d’occasions importantes et transformatrices pour la région, mais leur succès et la capacité du Canada à affirmer correctement sa propre souveraineté dépendront de la capacité à bâtir des communautés locales et des effectifs solides qui ont accès à une qualité de vie élevée et et de logements abordables qui répondent à leurs besoins. Les gouvernements fédéral et territoriaux doivent élaborer un plan de logement abordable à long terme qui reconnaît que l’accès aux infrastructures sociales telles que l’électricité, le chauffage et l’Internet à prix abordable, et surtout le logement, constitue les éléments de base d’une infrastructure à double usage qui permettra à la fois de solides défenses dans le Nord et un développement responsable des ressources. Il faudra collaborer avec les partenaires gouvernementaux autochtones pour élaborer un plan d’infrastructure complet comportant des priorités, des échéanciers et des mécanismes de prestation clairs.