Les généreux donateurs de Banques alimentaires Canada comprennent des organismes sans but lucratif, des entreprises et des particuliers comme « Susan ». Leurs dons permettent d’appuyer un réseau de plus de 5 500 banques alimentaires affiliées et organismes communautaires partout au Canada.
À 83 ans, Susan* se sent de plus en plus préoccupée par l’ampleur de l’insécurité alimentaire au Canada.
Elle se souvient de l’époque où les banques alimentaires avaient été mises en place comme mesure temporaire. « Plus je vieillis, plus il m’est difficile de voir des familles en difficulté », confie-t-elle.
« Je viens d’une famille modeste, mais il y avait toujours des aliments nutritifs sur la table, se souvient Susan. J’en ai les larmes aux yeux quand je pense aux enfants qui se couchent le ventre vide, aux parents qui ne peuvent pas mettre de nourriture sur la table. »
Pendant son enfance, la mère de Susan insistait sur l’importance des fruits et des légumes. Cette sensibilité à la valeur des fruits et légumes frais ne l’a jamais quittée. « La nutrition est essentielle au développement des enfants », explique-t-elle.
Aujourd’hui à la retraite, Susan a enseigné au secondaire et a également participé à de nombreuses entreprises commerciales au fil des ans. Mère de deux enfants et grand-mère de quatre petits-enfants. Elle voit son attachement à sa propre famille nourrir son empathie envers les autres.
C’est ce désir de soutenir les familles qui l’a menée à faire du bénévolat dès qu’elle le pouvait, aux côtés de son défunt mari. Elle a alors pris pleinement conscience de l’ampleur de l’insécurité alimentaire dans de nombreuses régions.
Le couple avait aussi l’habitude de contribuer aux œuvres de bienfaisance chaque année, une tradition que Susan a poursuivie après le décès de son mari. En observant sa propre communauté à Toronto et dans la région du Grand Toronto — elle s’est rendu compte que les personnes en difficulté y étaient largement invisibles — même si elle savait qu’elles étaient nombreuses à avoir besoin d’aide.
Désireuse d’agir à plus grande échelle, Susan a commencé à se renseigner sur les organismes de bienfaisance qui luttent contre l’insécurité alimentaire. C’est ainsi qu’elle a découvert Banques alimentaires Canada. Elle a été impressionnée par l’étendue du réseau de banques alimentaires affiliées, par la rigueur de la gestion financière responsable, ainsi que par les approches à la fois immédiates et durables pour lutter contre l’insécurité alimentaire.
« Je me considère extrêmement privilégiée à bien des égards, notamment celui de pouvoir contribuer à Banques alimentaires Canada. »
Susan a fait son premier don il y a quatre ans et continue de donner chaque année. Elle a également pris la décision généreuse d’inclure Banques alimentaires Canada comme bénéficiaire dans son testament.
« Je me sens très engagée dans cette cause, confie-t-elle. Je sais qu’il faudra des personnes compétentes et dévouées comme celles de Banques alimentaires Canada pour renverser la tendance en matière d’insécurité alimentaire. »
L’amour qu’elle porte à ses petits-enfants lui rappelle l’importance d’investir dès aujourd’hui pour aider la prochaine génération.
« C’est leur avenir, réfléchit-elle. Mes propres petits-enfants n’ont pas à se soucier des ressources, mais ils pourraient tout aussi bien se retrouver dans cette situation. Personne ne choisit de vivre de telles difficultés. Personne ne souhaite avoir faim. »
« Je me dis toujours : et si c’était votre enfant, vos petits-enfants qui avaient faim? Que feriez-vous? »
Face à la crise du coût de la vie, Susan reconnaît qu’un nombre croissant de familles aura besoin d’aide. « Tout devient de plus en plus cher. Je ne sais pas comment les gens vont réussir à nourrir leur famille. »
Le désir de changer les choses aujourd’hui comme demain nourrit l’engagement de Susan.
« Banques alimentaires Canada est en mesure de lutter contre l’insécurité alimentaire, de sensibiliser davantage le public et de trouver des solutions à certaines causes profondes, explique-t-elle. Comme êtres humains, nous n’aimons pas voir nos échecs, mais je crois que c’est essentiel. Tant que nous ne nous attaquerons pas aux causes profondes, nous ne mettrons pas fin à l’insécurité alimentaire. Il y aura simplement de plus en plus de personnes qui auront faim. »
En partageant son histoire, Susan espère encourager d’autres personnes à se joindre à elle pour soutenir Banques alimentaires Canada.
« Pour quiconque, peut importe l’âge, qui pense pouvoir donner ne serait-ce qu’un peu, il n’y a jamais eu de moment plus crucial pour faire un don. La faim est la chose la plus cruelle que l’on puisse souhaiter à quelqu’un, affirme-t-elle. Je vous invite à faire un don à Banques alimentaires Canada et à lutter contre l’insécurité alimentaire. »
Plus du quart de la population au Canada vit une certaine forme d’insécurité alimentaire. Découvrez comment vous pouvez nous aider à répondre aux besoins et à susciter le changement.
* Nom modifié afin de préserver l’anonymat de la donatrice.