Des compromis impossibles : Le Bilan-Faim 2026 Lire le rapport.

Conclusions générales

01

En mars 2026, les banques alimentaires canadiennes ont enregistré 2,35 millions de visites, le nombre le plus élevé de leur histoire.

Le nombre de visites a dépassé le record de l’année dernière en raison du nombre croissant de personnes au Canada éprouvant des difficultés financières et de l’insécurité alimentaire.

02

Le recours aux banques alimentaires a plus que doublé depuis mars 2019 et est près de 9 % plus élevé qu’en 2025.

L’ampleur de la croissance des sept dernières années est sans précédent dans le réseau de banques alimentaires du Canada. Le recours aux banques alimentaires a augmenté de près de 117 % depuis 2019, et de près de 9 % au cours de la dernière année seulement. Cela exerce une pression croissante sur la capacité des banques alimentaires à fournir un soutien adéquat alors que la demande continue de dépasser les ressources disponibles.

03

Les enfants représentent le tiers de la clientèle des banques alimentaires.

La proportion d’enfants de moins de 18 ans qui ont recours aux banques alimentaires continue d’être occupée par près du tiers de la clientèle des banques alimentaires. Toutefois, compte tenu de la croissance du recours aux banques alimentaires depuis la période prépandémique, ce tiers représente maintenant près de 776 000 visites, soit une augmentation de plus de 400 000 visites par mois par rapport à il y a sept ans. De plus, la proportion de ménages à deux parents ayant des enfants de moins de 18 ans qui ont recours aux banques alimentaires a augmenté considérablement, passant de 18,8 % en 2019 à 20 % en 2026.

04

18 % des personnes qui ont recours aux banques alimentaires occupent un emploi qui constitue leur principale source de revenu, comparativement à 12 % en 2019.

La proportion de la clientèle des banques alimentaires dont la principale source de revenu est l’emploi continue d’augmenter. Ce groupe représente maintenant 17,9 % de la clientèle des banques alimentaires. Jusqu’en 2022, année où les effets de l’inflation rapide se sont fait sentir, ce groupe représentait généralement entre 10 % et 12 % de toute la clientèle. Cette année, l’incidence cumulative de l’inflation a davantage diminué le pouvoir d’achat des travailleuses et travailleurs, même lorsque les revenus sont supérieurs au seuil de pauvreté officiel.

05
Le loyer l’emporte sur la nourriture dans les ménages gagnant les revenus les plus faibles.
Le coût du logement accapare la majeure partie du revenu disponible des ménages à faible revenu. Les gens qui affichent les revenus les plus faibles, notamment les prestataires de l’aide sociale provinciale, dépensent en moyenne près de 60 % de leur revenu disponible pour le logement. En 2021, ce chiffre était de 49 %. Alors que les coûts non négociables du logement accaparent une proportion croissante du revenu disponible et que l’épargne diminue, les ménages à faible revenu sont confrontés à un risque accru d’insécurité alimentaire et de dépendance aux banques alimentaires.

06

Près de 72 % de la clientèle des banques alimentaires vit dans des logements locatifs.

Les locataires représentent 71,8 % de la clientèle des banques alimentaires, ce qui souligne le lien croissant entre l’abordabilité du logement et l’insécurité alimentaire. Comparativement aux autres personnes qui ont recours aux banques alimentaires, les locataires sont plus susceptibles d’être des personnes nouvellement arrivées au Canada, des membres de groupes racisés, des personnes en emploi ou des couples avec enfants.. Alors que les loyers continuent de peser de plus en plus lourdement sur le budget des ménages, de plus en plus de locataires doivent se tourner vers les banques alimentaires pour joindre les deux bouts.

07

L’aide sociale provinciale, franchement insuffisante, demeure la source de revenu la plus courante des personnes qui ont recours aux banques alimentaires.

L’aide sociale provinciale, qui comprend à la fois l’aide sociale générale et les prestations d’invalidité provinciales, est la principale source de revenu de plus de 41 % de la clientèle des banques alimentaires. En raison des niveaux de revenu extrêmement faible et de la conception punitive des programmes d’aide sociale, les personnes qui ont recours aux banques alimentaires et qui reçoivent de l’aide sociale provinciale connaissent des niveaux très élevés d’insécurité alimentaire. Par conséquent, elles ont besoin de l’aide des banques alimentaires plus fréquemment et pendant de plus longues périodes.