Le Canada a aujourd’hui une occasion générationnelle de réduire la pauvreté— consultez les bulletins sur la pauvreté de Banques alimentaires Canada.

Pédaler pour une cause 

Après avoir pris sa retraite d’une carrière exigeante comme associé dans un cabinet comptable national, Eric Paton savait qu’il avait encore beaucoup à offrir — et à découvrir. Déterminé à continuer d’apprendre, il s’est acheté un vélo et a commencé à s’entraîner pour des randonnées de longue distance dans son sous-sol.  

« Ce qui avait commencé comme un défi personnel a pris une tout autre ampleur lorsque j’ai décidé de l’associer à une collecte de fonds pour Banques alimentaires Canada », explique Eric. En tant que parent, il avait été marqué par une conversation avec un directeur d’école qui lui avait confié garder de la viande à sandwich et du pain dans son bureau pour les enfants qui arrivaient à l’école sans avoir assez à manger. 

Eric s’est entraîné pendant trois mois à l’intérieur et deux mois à l’extérieur avant d’entreprendre sa première traversée du Canada à vélo au profit du programme Après la cloche de Banques alimentaires Canada.  

« Le programme Après la cloche me touche profondément parce qu’il vise directement les enfants, en s’assurant qu’ils ont accès à des aliments nutritifs lorsque l’école est fermée. C’est là que ma motivation a commencé. » 

Le programme Après la cloche fournit plus de 215 000 sacs de denrées nutritives et adaptées aux enfants tout au long de l’été, lorsque les services de soutien offerts en milieux scolaires ne sont pas accessibles. Le programme comble un manque crucial pour les enfants, qui représentent environ une visite sur trois dans les banques alimentaires à l’échelle nationale.  

« Je pense que les enfants sont les plus vulnérables dans notre société, affirme Eric. Ça me fait mal de penser à des enfants qui ont faim et qui n’ont pas l’énergie de jouer avec leurs amis, de se développer physiquement et mentalement. » 

La première traversée 

Eric a parcouru 8 150 km en seulement 70 jours, en partant de Victoria pour se rendre jusqu’à St. John’s. « Chaque jour, j’avais envie de continuer pour découvrir davantage du Canada et rencontrer plus de gens, se souvient-il. Cette aventure visait à mettre cette expérience au service d’une plus grande sensibilisation à l’insécurité alimentaire et à soutenir à la fois les besoins immédiats et les solutions à long terme. » 

Au fil de son parcours d’un océan à l’autre, Éric a été frappé par l’importance des banques alimentaires dans chaque communauté traversée. « Lorsque l’on constate les mêmes besoins partout, on comprend que ce n’est pas un problème local, mais bien national », dit-il.  

La constance des besoins à l’échelle du pays a renforcé son engagement à soutenir Banques alimentaires Canada. 

« Ce qui me frappe chez Banques alimentaires Canada, c’est qu’ils ne se contentent pas de répondre aux besoins immédiats. Ils bâtissent aussi pour l’avenir en renforçant les systèmes, en améliorant la logistique et en veillant à ce que les aliments puissent circuler efficacement et en toute sécurité dans tout le pays. » 

Les liens qu’il a tissés en cours de route l’ont encouragé, et il est rentré chez lui bien déterminé à poursuivre ses efforts pour sensibiliser la population à l’insécurité alimentaire et recueillir des fonds essentiels pour les programmes alimentaires.  

« Les banques alimentaires sont soumises à une pression croissante alors que la demande continue d’augmenter partout au Canada, souligne-t-il. Ce que j’ai vu en parcourant le pays a confirmé que ce défi est véritablement national. » 

Prendre de l’élan 

Deux ans après son premier périple, Eric planifie maintenant de refaire la traversée du Canada à vélo au profit de Banques alimentaires Canada.  

« Ce qui m’enthousiasme cette fois-ci, c’est la possibilité de contribuer à un changement à l’échelle des systèmes, partage-t-il. Banques alimentaires Canada fait plus que réagir à la demande : ils mettent en place des infrastructures comme des centres de transformation alimentaire — des installations où les aliments peuvent être manipulés rapidement, efficacement et en toute sécurité. »  

Banques alimentaires Canada soutient un réseau de plus de 5 500 banques alimentaires et organismes communautaires qui viennent en aide à environ 3 millions de personnes chaque année.  

Eric se réjouit du potentiel d’une meilleure coordination des services d’un océan à l’autre. « Lorsque les aliments sont transformés et distribués efficacement, chaque dollar donné a plus d’impact : moins de nourriture est perdue, la logistique est améliorée et des économies d’échelle sont réalisées à l’échelle nationale », explique-t-il.  

Il a maintenu son programme d’entraînement, parcourant de longues distances à vélo dans son sous-sol tout au long de l’hiver. « Pour moi, il s’agit de continuer à mettre mon temps et ma santé au service de quelque chose qui a du sens. » 

Ambitions futures 

Lorsqu’on lui demande ce qu’il espère pour sa prochaine traversée du pays, Eric réaffirme l’importance de faire sa part pour lutter contre l’insécurité alimentaire. « Le succès, c’est de savoir que je n’ai pas simplement refait ce que j’avais déjà accompli, mais que j’ai contribué à faire grandir l’initiative. » 

Il est passionné par son partenariat avec Banques alimentaires Canada pour changer la donne.  

« Je suis vraiment enthousiaste face à cette orientation, et heureux de soutenir cette cause de toutes les façons possibles, affirme Eric. Soutenir Banques alimentaires Canada, c’est aider les gens aujourd’hui tout en investissant dans des solutions qui rendront le système plus solide demain. » 

L’insécurité alimentaire freine le potentiel de pratiquement toutes les communautés au Canada. Découvrez comment vous pouvez nous aider à répondre aux besoins et à susciter le changement.