Semaine de sensibilisation à la faim
Food Banks Canada
Presented by Farm Credit Canada
Nous avions connu une situation désespérée et, tout à coup, nous étions en mesure de passer à quelque chose de complètement différent

L’histoire de Ben*

Nous avions connu une situation désespérée et, tout à coup, nous étions en mesure de passer à quelque chose de complètement différent

Bien que Wanda, 40 ans, et Ben, 45 ans, avaient beau aimer leur maison dans le sud-est de la Saskatchewan, ils savaient qu’ils devaient changer quelque chose. Les perspectives d’emploi se présentaient plutôt mal et un de leurs quatre enfants souffrait d’un handicap nécessitant une attention toute particulière.

Nos recherches ont montré que Rosetown disposait de nettement plus de ressources et de débouchés, notamment d’orthophonistes et de médecins spécialistes du développement de l'enfant. Nous ignorions si cela allait marcher, mais c’était une occasion à ne pas laisser passer.

Lorsque notre jeune famille est arrivée dans sa nouvelle communauté, certains défis nous ont frappés. Je me suis blessé et j’ai eu besoin de quelques mois pour m’en remettre. Mon épouse, Wanda, était enceinte et ne travaillait pas. Les plans audacieux que nous avions pour notre avenir devraient attendre; notre besoin le plus urgent étant de nous nourrir. Le ministère des Services communautaires nous aiguilla vers la Rosetown & District Food Bank.

Nous allions découvrir une organisation où la nourriture n’était que le début du type d’attention et de soins fournis. La Rosetown Food Bank ne se contenta pas de nous donner les denrées alimentaires dont nous avions besoin; elle nous dirigea vers un collège régional. Nous nous sommes alors inscris à un programme de transition proposant une formation sur les compétences de base, l’employabilité et le placement sur le marché du travail. Nous avions connu une situation désespérée et, tout à coup, nous étions en mesure de passer à quelque chose de complètement différent. Cela dépassait toute espérance et était tout aussi palpitant.

Nous avons suivi la formation qu’il fallait pour nous garantir des emplois intéressants et nous avons fait des progrès importants pour subvenir aux besoins de notre famille. Bien que nous ayons encore recours à un programme de don de vêtements offert par la banque alimentaire, notre expérience positive nous a incités à assumer un nouveau rôle, celui de mentors.

Notre expérience personnelle en matière de perte d’emploi, de difficultés financières et d’adaptation à la vie dans une nouvelle communauté nous a énormément appris. Nous sommes reconnaissants de pouvoir mentorer d’autres jeunes familles qui connaissent des difficultés semblables. On ignore le genre de problèmes auxquels sont confrontés les gens jusqu’à ce qu’on retrouve soi-même dans une situation semblable. On ne conçoit certes plus la vie de la même façon une fois qu’on a vu les deux côtés de la médaille

*Il ne s’agit pas de son vrai nom

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J’ai fait don de 100 $ - 1/3 de mes revenus mensuels – à la campagne

L’histoire de Jennifer

J’ai fait don de 100 $ - 1/3 de mes revenus mensuels – à la campagne

Pendant les vacances de Noël, j’ai écouté un appel lancé à l’occasion d’une campagne radio pour recueillir de l’argent pour des banques alimentaires de ma province.

Il fut un temps où j’ai dû me procurer de la nourriture auprès d’une banque alimentaire près de chez moi. En fait, j’aurais encore sans doute eu besoin de leur aide sans le soutien de mes gentils voisins et de ma communauté. Je suis en invalidité en attendant de subir une intervention chirurgicale capitale et je reçois une aide financière de 300,00 $ par mois.

Quand j’ai eu besoin de me procurer de la nourriture, ma banque alimentaire a été là pour moi. J’ai fait don de 100 $ - 1/3 de mes revenus mensuels – à la campagne. Je tenais à redonner aux organisations qui m’avaient donné quand j’en avais le plus besoin.

Du fond du cœur, merci à toutes les personnes et aux compagnies extraordinaires qui soutiennent les banques alimentaires!

Les personnes que j’ai rencontrées à la banque alimentaire n’étaient pas si différentes de mes propres amis ou de ma famille

L’histoire de Julie

Les personnes que j’ai rencontrées à la banque alimentaire n’étaient pas si différentes de mes propres amis ou de ma famille

J’ai récemment eu le plaisir et le privilège de visiter les locaux de ma banque alimentaire et de participer à une activité de cuisine collective qui y était offerte. Les personnes que j’y ai rencontrées – des étudiants, des retraités, des personnes prenant soin de membres de leur famille malades – n’étaient pas si différentes de mes propres amis ou de ma famille. J’ai rencontré une femme qui travaille dans une garderie tout en suivant des cours en vue d’obtenir son certificat d’éducation préscolaire. Comme cet emploi ne lui suffit pas à payer ses études et à faire face au coût de la vie, elle doit donc compter sur l’aide de la banque alimentaire. Elle a deux filles en bas âge qui sont en garderie et c’est absurde, à mes yeux, que l’une de leurs enseignantes ne puisse pas s’acheter de la nourriture dans un pays aussi prospère que le Canada. Mes yeux restent ouverts. Tout comme mon porte-monnaie, pour faire un don à ma banque alimentaire locale.

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À chaque fête d’anniversaire, nous demandons à nos convives à ce qu’ils apportent un don en nourriture au lieu d’un cadeau

L’histoire de Juli

À chaque fête d’anniversaire, nous demandons à nos convives à ce qu’ils apportent un don en nourriture au lieu d’un cadeau

Je tenais à partager une tradition familiale que nous avons commencée au moment de la naissance de notre premier enfant, Justine, il y a 10 ans de cela et que nous avons perpétuée à la naissance de notre fils, Merrick, il y a 6 ans de cela. J’avais envie de la partager parce qu’il est possible de faire une différence en posant différents gestes.

Dans l’esprit de donner et de recevoir, et compte tenu de la réalité de la conjoncture économique, nous avons pris conscience que nous devions être sensibles à une grande cause soutenant notre communauté, et à y participer et y contribuer.

À chaque fête d’anniversaire, nous demandons à nos convives à ce qu’ils apportent un don en nourriture au lieu d’un cadeau. Nos enfants reçoivent encore un cadeau de leur maman et de leur papa.

Après chaque fête d’anniversaire, nous nous rendons ensuite à la caserne de pompiers de notre quartier pour y déposer un don en nourriture et, si cela est possible, nous profitons d’une visite de quelques minutes avec les pompiers pour regarder leurs camions et leur équipement. Avec notre fillette de 10 ans, l’attrait de la nouveauté de cette visite de la caserne de pompiers est passé, mais elle prend toujours autant de plaisir à donner.

Si seulement la moitié des enfants et des jeunes Canadiens qui en ont les moyens adoptaient cette tradition, cela se traduirait par un approvisionnement incessant pour nos banques alimentaires. Sans mentionner la diminution du gaspillage dans nos décharges.

Nous espérons que cette tradition se perpétuera dans notre famille et les générations qui suivront (le problème de la faim aura peut-être été résolu d’ici là). Nous espérons également que les gestes que nous posons influenceront d’autres familles. Ce sont des gestes faciles à poser, qui sont louables et si valorisants.

Je sais que je suis une gagnante

L’histoire de Dagmar

Je sais que je suis une gagnante

J’ai quitté le Brésil pour venir vivre au Canada, en y laissant trois petits-enfants et une carrière d’enseignante pour aider ma sœur à prendre soin de sa famille. J’ai suivi des cours d’éducation préscolaire au Collège Seneca, j’ai fait mon stage et je travaille. Je me rends une fois par mois à la banque alimentaire pour compléter ma liste d’épicerie quand je suis à court d’argent.

J’essaie, aussi souvent que possible, de participer à une activité de cuisine communautaire pour améliorer mon anglais. Le fait de ne pas bien parler cette langue ne m’a pas vraiment permis de monter en grade. Je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel, mais j’y travaille. Je sais que je suis une gagnante.

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Les choses se sont arrangées quand j’ai trouvé le courage de me rendre à la banque alimentaire

L’histoire de Jean-Marie

Les choses se sont arrangées quand j’ai trouvé le courage de me rendre à la banque alimentaire

Je n’ai pas l’habitude de rester les bras croisés. Que ce soit au travail ou dans ma vie personnelle, je suis très dynamique et énergique. J’aime m’occuper, bouger – et être autonome. À la suite d’un grave accident du travail, j’ai dû prendre un congé autorisé, et c’est à ce moment-là que la perte de mon indépendance m’a donné un vrai choc.

Je n’étais pas fait pour rester à la maison. Et ce qui est encore plus frustrant, je ne gagnais pas assez pour faire face à mes besoins fondamentaux. Le coût de la vie au Québec avait augmenté, mais l’argent que je percevais de la CSST (la Commission de la santé et de la sécurité du travail) pendant mon congé de maladie était beaucoup moins que ce qu’il me fallait pour boucler les fins de mois.

Optimiste de nature, je me suis dit que les choses finiraient par s’arranger. Et à ma grande surprise, les choses se sont arrangées quand j’ai trouvé le courage de me rendre à la banque alimentaire. La nourriture que j’y ai reçue m’a réchauffé le cœur et aidé à me sentir mieux pendant une période très difficile de ma vie, et je sais qu’il en est de même pour toutes les personnes qui obtiennent de l’aide.

Je n’ai jamais eu peur de dire que j’avais obtenu de l’aide d’une banque alimentaire

L’histoire de Heike

Je n’ai jamais eu peur de dire que j’avais obtenu de l’aide d’une banque alimentaire

Je suis fière d’avoir un emploi stable qui est non seulement bien payé, mais qui me permet aussi de passer du temps avec mes deux fillettes. Il y a encore à peine quelques années, les choses avaient pris une tout autre direction.

Je suis allée vivre à Vancouver au cours de l’hiver 1990. N’ayant pas fait d’études et sans compétences, je me suis retrouvée à travailler dans le commerce du sexe. Il m’a fallu quatre ans et le soutien d’une bonne amie avant de trouver le courage de sortir de ce milieu. Je me suis retrouvée à Victoria dans un foyer d’accueil d’urgence pour femmes, puis j’ai eu mon propre appartement, mais je n’arrivais pas à m’en sortir.

Je me suis tournée vers la Mustard Seed Food Bank afin d’obtenir de l’aide. Au cours des jours et des années qui ont suivi, le personnel peu nombreux mais dévoué de la Mustard Seed m’a non seulement donné de la nourriture, mais aussi offert son amitié et ses conseils. Les employés m’ont redonné la confiance qui me manquait pour revenir sur le marché du travail. J’ai commencé par travailler dans le commerce de détail, et j’ai fait assez d’économies pour reprendre des études d’esthéticienne et décroché mon diplôme.

Bien que ma vie ait connu des hauts et des bas, je n’ai jamais eu peur de dire que j’avais obtenu de l’aide d’une banque alimentaire.

Je ne suis pas prêt d’oublier la gentillesse des employés de la banque alimentaire

L’histoire de Geoff*

Je ne suis pas prêt d’oublier la gentillesse des employés de la banque alimentaire

Lorsque nous avons appris que ma femme souffrait d’un cancer, au lieu de rater l’occasion de passer de précieux moments avec elle pour avoir ensemble des derniers souvenirs, j’ai décidé d’arrêter de travailler vers la fin de sa maladie. Cette décision, certes difficile à prendre, a eu de graves conséquences économiques pour ma famille. Rongé par l’inquiétude et la culpabilité, je me suis tourné vers la Leduc & District Food Bank.

L’aide que m’a apportée cette banque alimentaire m’a permis de faire d’autres choses pour ma femme. Grâce à eux, les derniers mois de sa vie ont été moins pénibles. Ils se sont plus que surpassés. Ils m’ont demandé de ses nouvelles, ils ont été à l’écoute, et ils ont fait l’effort d’apporter de la nourriture, comme du pudding, ce qui l’a aidée quand elle a eu de la difficulté à s’alimenter.

J’envisage à présent de reprendre mon travail, et je ne suis pas prêt d’oublier la gentillesse des employés de la banque alimentaire. Je me sens coupable d’y aller, mais ils savent trouver les mots qui me rassurent. Ils ont été pour moi des amis à qui j’ai pu me confier. Ces mots sont loin de pouvoir exprimer toute ma reconnaissance, mais je vous remercie du fond du cœur.

*Il ne s’agit pas de son vrai nom

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Lorsque mon papa est tombé malade, j’ai laissé mon emploi pour prendre soin de lui à temps plein

L’histoire de Diana

Lorsque mon papa est tombé malade, j’ai laissé mon emploi pour prendre soin de lui à temps plein

Quand j’ai appris que papa souffrait de la maladie d’Alzheimer’s, j’ai laissé mon emploi de cadre moyen et je suis allée sur l’aide sociale pour prendre soin de lui à temps plein. Il m’a aidée pendant toute ma vie. C’était maintenant à mon tour de l’aider. J’ai recours à une banque alimentaire pour arriver à boucler les fins de mois, mais j’y suis aussi bénévole pour donner en retour et aussi me recharger. C’est pas mal la même routine à la maison avec papa. Ici, je rencontre des personnes que j’aide et j’apprends chaque jour de nouvelles choses.

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Il ne m’était jamais venu à l’idée que les banques alimentaires pouvaient être un moyen d’aider les gens à continuer à aller de l’avant

L’histoire de Dan

Il ne m’était jamais venu à l’idée que les banques alimentaires pouvaient être un moyen d’aider les gens à continuer à aller de l’avant

Mon amie Julie qui travaille pour Banques alimentaires Canada m’a invité, mardi dernier, à dîner à une cuisine collective. Cela ne pouvait pas mieux tomber, car je m’apitoyais un peu sur mon sort et elle pensait que cela me ferait du bien.

Ne m’ayant jamais rendu auparavant dans la cuisine collective d’une banque alimentaire, tout ce que j’avais, c’était des idées préconçues. J’avais imaginé un endroit morne et mal éclairé où les gens mangeaient seuls de leur côté en se demandant pourquoi tout allait mal dans leur vie.

Nous y arrivâmes vers 11 h 30. Sur la cuisinière mijotait une soupe indienne aux pois chiches et aux légumes, et dans le four cuisait de succulentes lasagnes aux légumes, mais tout ce que je pouvais sentir, c’était les bouchées au beurre d’arachide dans le coin.

« Ne vous faites pas de drôles d’idées » me dit un vieil Européen qui m’avait clairement vue lorgner le plat de dessert. « Gardez le meilleur pour la fin ». Pour la première fois de ce qui semblait être une éternité, je me surpris à sourire. Puis cela me tomba dessus à bras raccourcis ; j’étais sans doute la personne la plus privilégiée de toute la pièce, mais aussi la plus lugubre. Je commençais à en prendre conscience et ceIa me fit du bien.

En regardant tout autour de moi, je vis une communauté très soudée et inspirant un sentiment de dignité collective. Malgré ce que la vie leur avait réservé, ils étaient tous là dans le but de s’améliorer. Il y avait un groupe dans la cuisine mettant la dernière touche au dîner, un petit groupe regroupant les tables pliantes et deux personnes dans le coin s’affairant à trier les assiettes et les couverts. Et ils étaient tous ravis d’être là.

Pendant que j’attendais l’entrée, je profitais de l’occasion pour discuter avec deux des femmes présentes ce jour-là.

La première s’appelait Dagmar. Elle portait une jolie robe et s’était manifestement appliquée à se maquiller ce matin-là – pas le genre de personnes que j’aurais cru croiser dans une banque alimentaire.

Dagmar avait quitté le Brésil pour venir vivre au Canada, en y laissant trois petits-enfants et une carrière d’enseignante pour aider sa sœur à prendre soin de sa famille. Elle suit actuellement des cours d’éducation préscolaire, fait un stage et travaille. Elle se rend une fois par mois à la banque alimentaire pour compléter sa liste d’épicerie quand elle est à court d’argent.

L’une des raisons pour lesquelles Dagmar participe à une activité de cuisine collective, c’est pour améliorer son anglais. « Le fait de ne pas bien parler cette langue ne m’a pas vraiment permis de monter en grade. Je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel, mais j’y travaille. Je sais que je suis une gagnante ».

Avant d’entendre l’histoire de Dagmar, j’avais toujours cru que la banque alimentaire était un endroit où se rendaient les gens qui avaient baissé les bras. Il ne m’était jamais venu à l’idée que les banques alimentaires pouvaient être un moyen d’aider les gens à continuer à aller de l’avant. J’étais embarrassée, pas seulement à cause de mon ignorance, mais aussi de la piètre manière dont j’avais fait face à ma propre adversité par rapport à Dagmar. Pendant un court instant, elle fut la personne la plus inspirante que j’ai jamais rencontrée. Je fis ensuite la connaissance de Diana.

Quand Diana apprit que son papa souffrait de la maladie d’Alzheimer’s, elle laissa son emploi de cadre moyen et alla sur l’aide sociale pour prendre soin de lui à temps plein. « Il m’a aidée pendant toute ma vie » dit-elle. « C’est maintenant à mon tour de l’aider ». Elle aussi a recours à l’aide de la banque alimentaire pour arriver à boucler ses fins de mois, mais elle y est également bénévole pour donner en retour et aussi se recharger. « C’est pas mal la même routine à la maison avec papa » ajoute-t-elle. « Ici, j’ai l’occasion de discuter avec des gens et j’apprends chaque jour de nouvelles choses ».

Alors que Diana avait le vent en poupe, ce fut le temps de passer à table. Julie et moi prîmes place à la table commune et Maria (incontestablement la matrone du groupe) apporta la soupe.

J’appris alors que le repas que j’allais prendre avait entièrement été préparé avec des aliments que quelqu’un pouvait régulièrement trouver à la banque alimentaire. En fait, l’intérêt de la cuisine collective était de montrer aux clients de la banque alimentaire comment cuisiner sainement avec des produits de la banque alimentaire – l’essentiel même d’apprendre à un homme à pêcher au lieu lui de donner un poisson. Cela me parut alors tout à fait logique qu’une banque alimentaire offre ce genre de programme, et je fus stupéfaite que l’on ne le mentionne pas ou que l’on n’en parle pas plus souvent. Cette histoire devait être relatée, et je suis ravie d’être celle qui l’a racontée.

Ne voulant pas prendre de la nourriture de personnes qui en avaient plus besoin que moi, je ne me servis qu’une toute petite portion. Quelle erreur, car la soupe était succulente. Je dévorai la mienne en un temps record, et avant de m’en rendre compte, Maria avait rempli mon assiette jusqu’au rebord. Je me sentis d’abord coupable d’accepter une seconde portion, alors que tout le monde autour de moi en était encore à sa première assiette, mais je me régalai de nouveau, sans être gênée.

Après la soupe, l’animateur commença une discussion en groupe sur le repas du mois prochain. J’appris grâce à cela que la cuisine disposait d’un barbecue qui fonctionnait et que si la météo était favorable, ils feraient des hamburgers et des hot-dogs. Pendant que deux hommes discutaient des meilleurs accompagnements pour les hamburgers arrivèrent les lasagnes aux légumes.

De nouveau, je fus réticente à me servir généreusement; mais, une fois encore, Maria ne me laissa pas le choix. Alors que nous mangions, une autre discussion en groupe commença sur le meilleur moyen de faire connaître la cuisine collective. Le consensus autour de la table fut que les gens devaient la découvrir par leurs propres moyens ou par le biais d’un ami. Tout comme pour le concept de cuisine collective en tant que tel, aucun document ne fut distribué. Les personnes devraient faire leurs propres recherches.

Les lasagnes quasiment toutes mangées, l’odeur des bouchées au beurre d’arachide était encore plus forte. Pendant que Julie et moi débarrassions les assiettes, l’homme qui m’avait plus tôt dit de ne pas tricher au dîner avec l’arrivée du dessert dans la cuisine, me sourit et me tendit ma première gourmandise sucrée. C’était un véritable délice. Deux autres m’attendaient à mon retour à table. Je m’étais manifestement remise de mon précédent dilemme.

Au terme de quelques bavardages après le repas, il fut temps pour Julie et moi de partir. De retour dans la voiture, le calme en perspective me balaya. À mon arrivée, je m’étais sentie paralysée sur le plan affectif et je repartais inspirée de vouloir faire quelque chose à ce sujet. J’accepterai volontiers une autre visite à la cuisine collective, surtout s’il y a des bouchées au beurre d’arachide.

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